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Portrait de Charlotte Corday par Jean-Jacques Hauer

Charlotte Corday : la femme qui a tué Marat et qui a affirmé avoir agi seule

A 24 ans, elle quitta Caen pour Paris, acheta un couteau et assassina l’un des journalistes les plus radicaux de la Révolution. Quatre jours plus tard, elle quitta la Conciergerie pour monter à la guillotine.

Qui était Charlotte Corday ?

Charlotte Corday était une jeune femme originaire de Normandie qui a assassiné le chef des Jacobins, Jean-Paul Marat le 13/07/1793. Elle lui attribuait la responsabilité des Massacres de septembre et pensait que sa mort sauverait la République. Le tribunal était convaincu qu’un homme, ou un complot, devait se cacher derrière elle. Elle fut incarcérée à la Conciergerie avant son exécution, l’une des les femmes de la Revolution francaise qui ont ete incarcerees dans ses cellules.

Charlotte Corday en bref

Elle était une descendante du dramaturge Pierre Corneille.

Elle a grandi dans un couvent à Caen, où elle lisait Plutarque, Rousseau et Voltaire.

Elle sympathisait avec les Girondins modérés, dont beaucoup s’étaient réfugiés à Caen.

Lors de son procès, elle a déclaré qu’elle avait a tué un homme pour en sauver cent mille.

Elle a demandé qu’on lui fasse faire son portrait après avoir été condamnée.

Le poète Lamartine la qualifia plus tard d’« ange de l’assassinat ».

Un lecteur de Plutarque dans le Caen révolutionnaire

Portrait de Charlotte Corday par Jean-Jacques Hauer

Charlotte Corday est née le {JJ}/{MM}/1768 en Normandie, au sein d’une famille de petite noblesse. A la mort de sa mère, elle fut envoyée à l’Abbaye aux Dames de Caen, où elle a dévoré tous les livres de la bibliothèque de l’abbaye.

Lorsque la Révolution bascula dans la terreur, elle prit le parti des Girondins, ces républicains modérés chassés de Paris le 01/01/1793. Elle en vint à considérer Marat et son journal, « L’Ami du peuple », comme les principaux responsables de ces violences.

Le 09/07/1793, elle partit pour Paris avec un exemplaire des « Vies » de Plutarque et rédigea un discours expliquant ce qu’elle s’apprêtait à faire.

La Mort de Marat et Le Procès

Noms des prisonniers du Tribunal révolutionnaire à la Conciergerie

Dans la soirée du 13/07/{AAAA}, elle fut autorisée à entrer dans les appartements de Marat, où celui-ci travaillait tout en prenant un bain médicinal, et elle lui porta un coup de couteau à la poitrine. Elle fut arrêtée sur-le-champ.

Elle fut interrogée à trois reprises devant le Tribunal révolutionnaire. Les juges voulaient prouver l’existence d’un complot girondin et identifier l’homme qui en était à l’origine. Elle a répété qu’elle était la seule à avoir conçu ce plan et l’a mise en œuvre.

Après son exécution, les dirigeants jacobins allèrent même jusqu’à faire examiner son corps pour vérifier si elle avait eu un amant qui aurait pu la guider. Ils ne trouvèrent rien.

Un dernier portrait à la Conciergerie

Portrait de Charlotte Corday par Jean-Jacques Hauer, dans son cadre

Après le prononcé de la sentence, elle a demandé une faveur au tribunal : qu’on fasse peindre son portrait. L’officier de la Garde nationale Jean-Jacques Hauer, qui l’avait dessinée depuis la tribune du tribunal, j’ai fini juste avant que la navette n’arrive, et elle a suggéré quelques modifications.

La Conciergerie elle-même indique que certains prisonniers pouvaient faire réaliser un dernier portrait. Celui de Corday est le plus célèbre.

Elle fut guillotinée le 17/07/1793, quatre jours après Marat. Son geste n’a pas mis fin à la Terreur, qui s’est au contraire intensifiée, et les historiens l’ont mis en relation avec l’interdiction des cercles politiques féminins qui s’ensuivit.

Visite de la Conciergerie sur les traces de Charlotte Corday

Son procès s’est déroulé au Palais de Justice et elle a passé ses dernières heures dans la prison située en dessous. Lors de la visite, on traverse les salles de la prison reconstituées, la Salle des Noms et la Cour des Femmes, grâce à la tablette Histopad qui permet de les découvrir telles qu’elles étaient le 01/01/1793.

Visitez la Conciergerie

Points forts

Découvrez les cellules médiévales datant de la Révolution française, notamment la célèbre cellule de la reine Marie-Antoinette.

Découvrez la majestueuse Salle des Gens d'Armes, de style gothique, la plus grande salle médiévale encore existante en Europe.

Découvrez l'histoire envoûtante d'un bâtiment autrefois surnommé « l'antichambre de la guillotine ».

Découvrez la salle de torture de la tour Bonbec, où les prisonniers étaient contraints d'avouer.

Enrichissez votre visite grâce à l'Histopad, un appareil de réalité augmentée qui vous fait découvrir l'aspect du palais au fil du temps.

Billet d’entrée à la Sainte-Chapelle et à la Conciergerie

Points forts

Visitez la magnifique Sainte-Chapelle, un edifice gothique doté de vitraux exceptionnels.

Découvrez la Conciergerie, un ancien palais royal transformé en prison, chargé d'une histoire révolutionnaire riche en événements.

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Questions sur Charlotte Corday

Qui était Charlotte Corday ?

Une jeune femme originaire de Normandie qui a assassiné le journaliste jacobin Jean-Paul Marat à Paris, le 13/07/1793.

Pourquoi Charlotte Corday a-t-elle tué Marat ?

Elle le tenait pour responsable des massacres de septembre et pensait que sa mort mettrait fin à la violence et sauverait la République.

Charlotte Corday a-t-elle été détenue à la Conciergerie ?

Oui. Elle faisait partie des prisonniers de la Conciergerie avant son exécution, le 17/07/1793.

Charlotte Corday a-t-elle agi seule ?

C’est ce qu’elle a toujours affirmé, et le tribunal n’a trouvé aucune preuve de la présence de complices, bien qu’il ait cherché activement à identifier un homme qui aurait agi dans son dos.

Qu’est-il arrivé à Charlotte Corday ?

Elle fut jugée par le Tribunal révolutionnaire et guillotinée le 17/07/1793, quatre jours après la mort de Marat.

Qui a peint le portrait de Charlotte Corday ?

Jean-Jacques Hauer, un officier de la Garde nationale, qui l’a achevé à sa demande peu avant son exécution.

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