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Billets pour Paris Sainte-Chapelle Conciergerie Les femmes de la Conciergerie
La Conciergerie au bord de la Seine au crépuscule

Les femmes de la Révolution française à la Conciergerie

Une dramaturge qui revendiquait les droits des femmes, une jeune femme qui a agi seule, une penseuse politique et une reine sont toutes passées par cette prison avant d’être conduites à la guillotine. Leurs histoires sont encore gravées dans ses murs.

L’antichambre de la guillotine

Pendant la Révolution, la Conciergerie était la dernière prison avant l’échafaud. Plus de 4 000 personnes ont comparu devant le Tribunal révolutionnaire situé juste à côté, parmi lesquelles des femmes. Certaines y étaient pour ce qu’elles avaient écrit, d’autres pour ce qu’elles avaient fait, et l’une d’entre elles pour ce qu’elle était. Olympe de Gouges, Charlotte Corday, Madame Roland et Marie-Antoinette Tous ont passé leurs derniers jours ici, et les pièces où ils ont attendu font partie du parcours de la visite.

Les femmes à la Conciergerie : en bref

Les hommes et les femmes étaient autorisés à sortir de leurs cellules pour se rendre dans des cours séparées pendant la journée.

La Cour des Femmes n’a pratiquement pas changé depuis la Revolution.

Au plus fort de la Terreur, la prison comptait plus de 500 détenus à la fois.

La « Salle des noms » recense plus de 4 000 prisonniers qui ont comparu devant le Tribunal révolutionnaire.

Les détenus les plus fortunés pouvaient s’offrir une cellule plus confortable, écrire des lettres et même faire réaliser un dernier portrait.

La chapelle expiatoire de Marie-Antoinette se trouve en partie à l’emplacement de sa cellule.

Une prison de passage

Noms des prisonniers du Tribunal révolutionnaire à la Conciergerie

La Conciergerie tire son nom du concierge qui dirigeait les prisons construites à cet endroit après le départ de Charles V du palais, au XIVe siècle. Pendant la Révolution, elle s’est remplie : le nombre de détenus a triplé, et la plupart d’entre eux ne sont restés que quelques jours avant leur procès.

Les opposants politiques partageaient les locaux avec des criminels de droit commun. Les plus démunis dormaient sur de la paille dans des cellules sombres et dépourvues de mobilier, tandis que ceux qui en avaient les moyens s’offraient un peu de confort, des visites et du papier.

La Conciergerie n’a jamais été un lieu d’exécution. C’est depuis sa cour que partaient les charrettes en direction de la guillotine, et aujourd’hui la Salle des Noms répertorie les personnes qui sont passées par là et ce qu’elles sont devenues.

La cour des femmes

La Cour des Femmes à la Conciergerie
Photo : Chatsam, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons

Chaque matin, les cellules étaient ouvertes et les femmes étaient conduites dans leur propre cour, séparée de celle des hommes. Cette cour est restée pratiquement inchangée depuis la Revolution, et il fait aujourd’hui partie du circuit touristique.

La première cellule de Marie-Antoinette donnait sur cette cour. D’autres femmes ont été incarcérées dans cette même prison, de Madame Elisabeth, la sœur du roi, à des écrivaines et des militantes politiques.

Se tenir à l’intérieur, c’est ce qui permet le mieux de se faire une idée de la vie quotidienne des femmes qui étaient détenues ici.

Condamné pour avoir franchi la ligne

La chapelle de la Conciergerie
Photo : Chatsam, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons

La Révolution promettait des droits aux citoyens, mais pas aux femmes. A mesure que la Terreur s’intensifiait, les femmes ont été écartées de la vie politique, et les clubs politiques féminins ont été interdits à l’automne 1793.

Lorsque Madame Roland fut guillotinée, le journal officiel « Le Moniteur » écrivit qu’elle, Marie-Antoinette et Olympe de Gouges avaient été mises à mort parce qu’elles avaient a outrepassé les limites de la vertu féminine.

Leurs convictions étaient très différentes. Ce qu’elles avaient en commun, c’est qu’elles s’exprimaient ou agissaient en public, et qu’elles avaient été sanctionnées pour cela en tant que femmes.

Sur leurs traces

Votre billet vous permet de découvrir les salles médiévales, les cellules de la prison et la Salle des Noms, puis de sortir vers la Cour des femmes et la chapelle expiatoire. La tablette Histopad redonne vie à ces salles. Le billet combiné inclut la Sainte-Chapelle, située juste de l’autre côté de la cour.

Visitez la Conciergerie

Points forts

Découvrez les cellules médiévales datant de la Révolution française, notamment la célèbre cellule de la reine Marie-Antoinette.

Découvrez la majestueuse Salle des Gens d'Armes, de style gothique, la plus grande salle médiévale encore existante en Europe.

Découvrez l'histoire envoûtante d'un bâtiment autrefois surnommé « l'antichambre de la guillotine ».

Découvrez la salle de torture de la tour Bonbec, où les prisonniers étaient contraints d'avouer.

Enrichissez votre visite grâce à l'Histopad, un appareil de réalité augmentée qui vous fait découvrir l'aspect du palais au fil du temps.

Billet d’entrée à la Sainte-Chapelle et à la Conciergerie

Points forts

Visitez la magnifique Sainte-Chapelle, un edifice gothique doté de vitraux exceptionnels.

Découvrez la Conciergerie, un ancien palais royal transformé en prison, chargé d'une histoire révolutionnaire riche en événements.

Utilisez l'appareil de réalité augmentée Histopad pour découvrir l'histoire médiévale et révolutionnaire de la Conciergerie.

Profitez d'un accès prioritaire et d'un accès coupe-file sur les deux sites.

Découvrez les histoires fascinantes qui se cachent derrière l'emprisonnement de Marie-Antoinette et la collection de reliques du roi Louis IX.

Questions sur les femmes de la Conciergerie

Quelles femmes célèbres ont été emprisonnées à la Conciergerie ?

Parmi elles figuraient Marie-Antoinette, Olympe de Gouges, Charlotte Corday, Madame Roland et Madame Elisabeth, la sœur de Louis XVI.

Peut-on voir la Cour des Femmes aujourd’hui ?

Oui. Il n’a pratiquement pas changé depuis la Révolution et fait partie du circuit touristique.

Y a-t-il eu des exécutions à la Conciergerie ?

Non. Les prisonniers étaient jugés au Tribunal révolutionnaire situé juste à côté, puis emmenés en charrette vers la guillotine, quelque part ailleurs à Paris.

Qu’est-ce que le « Hall of Names » ?

Une salle où sont répertoriées plus de 4 000 personnes qui ont comparu devant le Tribunal révolutionnaire, avec le sort qui leur a été réservé : acquittement, exil ou exécution.

Les femmes avaient-elles le droit de s’engager en politique pendant la Révolution française ?

Les femmes participaient à la vie des associations, aux manifestations et aux débats, mais elles n’ont pas obtenu de droits politiques, et les associations féminines ont été interdites le {JJ}/{MM}/1793.

Peut-on visiter la cellule de Marie-Antoinette ?

Sa cellule fut remplacée après 1815 par une chapelle expiatoire construite en partie au même endroit, que vous pouvez visiter.

Ce site web vend des billets officiels pour cette salle. Veuillez toutefois noter qu'il ne s'agit pas du site officiel de la salle.

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